À l’Épiphanie, manifester sa solidarité avec les diocèses d’Afrique

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Chaque année, à l’Épiphanie, une quête à destination de certains diocèses d’Afrique est organisée dans les paroisses de France, afin de les aider dans leur développement pastoral.

La tradition remonte au XIXe siècle. À l’époque, le cardinal Charles Lavigerie, fondateur des Pères Blancs, souhaite développer une solidarité des chrétiens de métropole avec ceux des colonies d’alors. Une quête est organisée à destination des églises d’Afrique, le jour de l’Épiphanie, qui célèbre, dans le calendrier liturgique, la révélation du Christ à la diversité des nations.

« Avec l’Afrique, pour une terre fraternelle »

En 2019, cette quête spécifique aura lieu un peu partout en France, en fonction de l’accord de chaque évêque, le 6 janvier. Tous les ans, environ 850 000 € sont collectés et reversés, via l’association Aide aux Églises d’Afrique, à 224 diocèses qui touchent chacun 3 800 €. Les diocèses bénéficiaires sont désignés par la Congrégation pour l’évangélisation des peuples à Rome. Les sommes collectées servent des objectifs pastoraux comme le développement des
séminaires ou la rémunération des laïcs en mission ecclésiale.

Comment les prêtres africains sont-ils préparés à leurs « ministères d’été » en France ?

La quête sera placée, cette année, sous le thème : « Avec l’Afrique, pour une terre fraternelle ». Car outre l’aspect de solidarité financière, l’objectif de cet événement est aussi de prier pour les diocèses d’Afrique et de donner plus d’informations sur eux afin de mieux les connaître. « Ces dernières années, les liens entre les diocèses français et africains se sont sensiblement renforcés », note le père Antoine Sondag, directeur du Service national de la mission universelle de l’Église de la Conférence des évêques de France.

Selon lui, les raisons tiennent essentiellement à l’arrivée de nombreux prêtres d’Afrique subsaharienne mis à disposition par leur diocèse. « Cette quête s’inscrit également dans la dynamique de Laudato si’, explique le père Sondag. Nous n’avons qu’une maison commune, dont il faut prendre soin, d’un point de vue environnemental mais aussi social.

Julien Tranié

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