Afrique: le président Ahmad Ahmad se félicite des efforts du Niger

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entrevue

Comment expliquez-vous l’enthousiasme du public lors des matchs quand Mena du Niger est sorti prématurément de la compétition et quel message aimeriez-vous envoyer sur le continent alors que nous savons que les tournois pour jeunes n'attirent pas autant de monde?

Contrairement aux tournois seniors, il s'agit d'une compétition de développement où le football des jeunes doit être construit. C'est dans ce sens que les CAN U17 et U20 existent pour permettre aux jeunes de s'exprimer et de s'épanouir. Ce sont des événements qui attirent le monde et en particulier les recruteurs dont le nombre est impressionnant lors de cette 21ème édition de la CAN U20 Total Niger 2019. Il s'agit d'un concours qui est également important pour le pays car il lui permet de construire des infrastructures. Aujourd'hui, outre le stade de Niamey, le Niger peut désormais accueillir des compétitions internationales dans la ville de Maradi, dont le stade est conforme aux normes internationales. Auparavant, il n'y avait que Niamey pour le faire. Je saisis cette occasion pour remercier le Président de la République du Niger d’avoir fourni les moyens de relever le défi de cette CAN U20 Total Niger 2019.

Comment appréciez-vous le travail effectué par l'équipe d'étude technique?

Je réitère mes remerciements à l'équipe technique de la CAF et le résultat de leur travail ne restera pas dans les tiroirs. En ce sens, nous demanderons à la Division du développement des FAC de rencontrer le Groupe d’étude technique et les quatre pays qualifiés pour la Coupe du monde des moins de 20 ans. Ils seront en mesure de voir ensemble les améliorations à apporter au sein de chaque équipe pour leurs préparations pour le Monde des moins de 20 ans. Ce qui entre dans le développement du football sur notre continent.

Colonel, que pouvons-nous apprendre de la relation entre le Niger et la CAF dans cette compétition?

Le président Ahmad est un ami de longue date qui écoute ses pairs. La seule chose que je lui ai demandée quand il est devenu président de la CAF était de ne pas changer et de continuer à écouter ses camarades comme il le faisait auparavant. Je lui ai dit au Maroc et en public. C'est en s'enfermant que nous perdons toujours les véritables points de repère. Je lui rends cet hommage parce qu'il continue à écouter les préoccupations des présidents des fédérations. Le président Ahmad dit toujours que ses chefs sont les présidents des fédérations et que si aujourd'hui nous avons pu nous comprendre sur certaines lacunes, c'est parce qu'il nous écoute.

Monsieur le Président, que dites-vous du Libérien Musa Bility qui dénonce votre gouvernance à la tête de la CAF?

Dans la culture francophone, il existe des règles qui régissent une organisation. Règles de décorum, de culture et d'éducation. Mais il n’est jamais trop tard pour apprendre dans la vie, même lorsque vous êtes très vieux. Il convient de rappeler que les statuts de la CAF m'obligent à organiser deux réunions du comité exécutif par an, mais nous en organisons trois ou quatre. En ce qui concerne la réunion du comité d'urgence qui remplace le comité exécutif entre ses deux sessions, le président dispose d'une facilité légale pour organiser des réunions. Et tous les deux mois au plus tard, le comité d'urgence se réunit. Comment pouvons-nous nous réunir et empêcher les membres du comité d'urgence de prendre des décisions? Il convient également de noter qu'il y a des débats au sein du comité exécutif. La différence est que je suis un politicien qui a une autre façon de voir les choses. Quand je vais à une élection et que c'est fini, je ne partage pas entre les gagnants et les perdants. Peut-être que cela ne plaît pas à tout le monde. Et je tiens également à préciser que je ne dévie pas de mon programme. Je vous mets au défi de vérifier s'il y a quelque chose que je n'ai pas respecté. Nous avons une organisation où seul le président est le représentant légal de la CAF auprès de tiers. En général, dans la vie, on peut marcher ensemble, mais il y aura toujours des gens qui s'écarteront du chemin que nous empruntons. L’essentiel, c’est que j’évolue avec mon administration, ma famille est composée de membres des FAC. On a beaucoup parlé des décisions concernant l'allocation des CNS, mais les gens peuvent-ils en parler aujourd'hui? Qui avait raison sauf la CAF avec l’appui de nos chefs d’État, avec notre culture africaine basée sur la sagesse, la conciliation, la solidarité. J'ai toujours voulu créer un CAF en forme de grande famille africaine et nous espérons être sur la bonne voie.

Quelles relations voulez-vous avec les médias?

J'espère surtout que les relations entre les médias et la CAF seront encore renforcées. Que cela ne soit pas fait dans le sens de la destruction mais pour la construction de notre football. Nous voulons ensemble, nous pouvons avancer. Mon souhait est que nous ayons un espace de dialogue, une explication où nous pouvons dire quoi dire et comment nous pouvons nous entraider si nécessaire.