Béziers : en Afrique, le sens de la fête n’attend pas le jour de Noël

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Toutes la semaine, des Biterrois venus d’ailleurs racontent ce que représentent les fêtes de fin d’années dans leurs pays d’origine. Aujourd’hui Catie, une Sénégalaise catholique.

Noël en Afrique ? Cathie Diatta sourit. “Finalement, pour nous, c’est une occasion de plus de faire la fête, mais elle a peut-être moins de cérémonial qu’ici.” Depuis vingt ans, la Sénégalaise, fille d’un pompier et d’une salariée d’une grande marque alimentaire, a élu domicile à Béziers. Elle a ouvert son salon de coiffure avenue Gambetta.Cette année, elle passera les fêtes en famille, mais à Narbonne.

Une occasion de plus de se réunir en famille

“Les Africains ont le sens aigu de la famille, on aime se réunir, et Noël, c’est juste une occasion de plus de se retrouver, surtout quand on est un peu éparpillé. Cela a moins d’importance que pour les Français. On ne pense même pas aux cadeaux, aux chocolats, aux bûches.”

Originaire de la Casamance, elle se souvient de sa jeunesse un peu rebelle. “J’ai été élevée à Dakar. Il y avait un sapin dans les familles riches. Mais cela n’empêchait pas les gens de s’amuser. Le 24, on allait à l’église. Je suis catholique. Après la messe, nous les jeunes, ce qui nous intéressait avant tout, c’était d’aller danser avec les copains.”

De la musique et de la danse

Cathie ne conçoit pas un Noël sans musique et sans danser le zouk ou la salsa. Elle confesse son point faible, le mbalakh, une danse traditionnelle. “Chez nous, finalement, c’est Noël tous les jours car on adore faire la fête.”

Son frère Hyacinthe entre dans la boutique et confirme. “Noël est un peu pareil chez nous, en Afrique, sauf qu’il n’y a pas le foie gras. Mais la fête de la Nativité est moins importante que Pâques.De plus, ici, cela a perdu son sens religieux. C’est presque devenu laïc.Moi je n’attends pas Noël pour aller à la messe.”

Ce mardi, il  manquera les anciens autour de la table. Cathie avait fait venir son papa : “Il est parti au bout d’un mois. Les gens vivaient trop enfermés et pas assez solidairement à son goût.”