Le rapport électoral du Cenco crypté: 16,93% pour Tshisekedi

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Une copie du rapport électoral de la Conférence épiscopale du Congo (Cenco), envoyée le 15 janvier à Corneille Nangaa, président de la Ceni (Commission électorale nationale indépendante), est parvenue à La Libre Afrique. Il donne notamment les résultats obtenus par comptages parallèles effectués par la mission d'observation Cenco pour l'élection présidentielle du 30 décembre 2018: 62,11% à Martin Fayulu (opposition), 16,93% à Félix Tshisekedi (UDPS), 16,88% à Emmanuel Ramazani Shadary (coalition kabiliste) et 4,09% à tous les autres candidats.

Dans son rapport, signé par le père Donatien Nsholé, secrétaire général de Cenco, les évêques & # 39; La conférence commence en notant que la loi électorale a été modifiée à quatre reprises depuis 2006, date des premières élections multipartites: en juin 2011 (remarque: à cinq mois des élections de 2011, qui se révéleront frauduleuses), en février 2015 (les élections sont prévues pour la fin de 2016), en décembre 2017 et en juin 2018.

Il a ajouté qu'aucun parti n'avait reçu les subventions prévues par la loi pour garantir l'égalité des chances aux partis politiques représentés aux assemblées délibérantes. Le ministère de l'Intérieur n'a même pas créé la commission ad hoc chargée de libérer ces subventions.

39 000 rapports sur les sondages

Le Cenco détaille les remarques tirées des "39 ​​000" rapports de ses observateurs. Nous trouvons en particulier:

– des centres de vote ont parfois été installés dans des lieux interdits (lieux de culte, siège d'un parti politique);

– plus de 4 000 bureaux de vote n'ont pas été installés avant le scrutin;

– 5,7% des bureaux de vote n’ont publié aucun des documents requis;

– 37,7% des rapports indiquent qu'une partie du matériel électoral était manquante à l'ouverture du vote;

– 10% des reportages mentionnent l'absence de femmes parmi les membres du bureau de vote;

– 27% des rapports indiquent que les membres des bureaux de vote n'ont pas compté leurs votes avant de voter, ce qui est obligatoire;

– 8,5% des rapports indiquent qu'il n'y a pas eu de vérification systématique de l'identité de l'électeur;

– 12,5% qu'il n'a pas été vérifié si l'électeur portait une trace d'encre indélébile montrant qu'il avait déjà voté;

– 23% déclarent des interruptions de vote plus ou moins longues dues à une panne de la machine à voter;

– 61% des rapports indiquent que les électeurs attendaient toujours pour voter à la fermeture officielle du bureau à 17h;

– 3,5% des rapports indiquent que les urnes n'étaient pas scellées entre la clôture du vote et le début du dépouillement et 5% que le numéro du sceau à l'ouverture du dépouillement ne correspondait pas au nombre placé à la clôture urne;

– 2,3% des rapports indiquent que les urnes ont été ouvertes sans la présence de témoins et d'observateurs du parti;

– 7% des rapports indiquent que les résultats fournis par la machine à voter ne correspondaient pas à ceux du décompte manuel – le seul légal.

Publier les résultats par bureau de vote

Le Cenco estime que toutes ces irrégularités "ne pourraient pas réduire considérablement le choix clairement exprimé par la population congolaise dans les urnes" et "note que les données en sa possession, extraites des procès-verbaux des bureaux de vote, consacrent le choix d'un président de À cette fin, le Ceni est appelé, en tant qu’institution soutenant la démocratie, à publier les résultats des élections dans le respect de la vérité et de la justice.

Le Cenco – qui salue "le travail accompli par le Ceni", "l'engagement de toutes les parties prenantes" et "la détermination des électeurs" – recommande au Ceni de:

– publie les résultats du dépouillement manuel "publié et affiché" dans les bureaux de vote et de dépouillement, conformément à la loi, et protège le matériel électoral;

– "veiller à ce que le contrôle de cohérence" dans les centres locaux de compilation des résultats "soit effectué en présence d'observateurs du parti et de témoins";

– publier les résultats des bureaux de vote par bureau de vote.

Fayulu dépasse tous les autres candidats ensemble

Le rapport Cenco indique que le comptage parallèle des votes des organisations de la société civile a été utilisé au Ghana (2012 et 2016), au Nigéria (2011 et 2015), en Tunisie (2014), au Burkina Faso et en Côte d'Ivoire. d'ivoire (2015). Que la mission d'observation de Cenco ait engagé des techniciens ad hoc depuis 2015, les élections étaient légalement programmées pour 2016.

Enfin, il précise les chiffres obtenus par différents comptes de résultats, sur la base d’un échantillon représentatif de l’ensemble du pays:

– 62,11% pour Martin Fayulu

– 16,93% pour Felix Tshisekedi

– 16,88% pour Ramazani Shadary

– 4,09% pour tous les autres candidats.

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