L'ONU lance un fonds d'impact en Afrique

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Le FIDA lance un fonds d’investissement axé sur des projets d’agriculture et d’agroalimentaire à fort effet de levier.

Le Fonds international de développement agricole (FIDA) a lancé vendredi dernier son premier "fonds d'impact" dédié au monde rural. Ce dernier concentre les trois quarts de la population pauvre du monde, soit 1,4 milliard de personnes, mais ne reçoit qu’une petite partie de l’aide publique au développement ou des investissements privés.

Projets à effet de levier

Ce fonds, appelé ABC, visera à stimuler les investissements publics et privés dans les PME et les agriculteurs agricoles et ruraux; organisations, et se concentrent initialement sur les pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique " Gilbert Houngbo, président du FIDA, l’une des trois agences des Nations Unies spécialisées dans la ruralité et l’alimentation. ABC (fonds d'investissement agricole) de droit luxembourgeois dispose de 50 millions d'euros pour mobiliser 200 millions d'euros dans les dix prochaines années. L’Union européenne et les pays des Caraïbes et du Pacifique se sont engagés à verser 45 millions d’euros, le Luxembourg 5 millions et 4,5 millions d’euros provenant de l’ONG Alliance pour une révolution verte en Afrique ( AGRA ), financé par Bill et Melinda Gates. ABC sera géré par les partenaires Bamboo Capital et Injaro Investments, des "fonds d’impact" spécialisés dans la sélection et le soutien de projets à fort impact. influence en terme de développement, concilier les impacts sociaux et environnementaux et les retours sur investissements.

" Il s’agit de faire de l’agriculture un levier, un moyen d’assurer un emploi et un revenu décent à la population et d’offrir une alternative à la migration Ajoute Gilbert Houngbo. Qui dit ça " l’objectif est d’atteindre le "chaînon manquant", les PME et les organisations agricoles étant trop grandes pour bénéficier des mécanismes de Microcrédit et trop petit pour intéresser les banques commerciales compte tenu des frais. Cela implique des crédits compris entre 200 000 et 800 000 euros pour les investissements directs et entre 20 000 et 200 000 euros pour des prêts transitant par des intermédiaires financiers locaux.X ".

La nécessité d'investir dans la lutte contre la dénutrition dans le monde, qui touche encore 800 millions de personnes, même si elle est à son plus bas niveau historique, est estimée à 200 milliards de dollars par an.

Yves Bourdillon

@yvesbourdillon