Maroc: le leader du mouvement de contestation hospitalisé pendant son procès

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Le leader du « Hirak », le mouvement de contestation dans le nord du Maroc, a été transporté d’urgence à l’hôpital mardi alors qu’il comparaissait devant la justice à Casablanca, a indiqué à l’AFP un de ses avocats.

Nasser Zefzafi comparaissait mardi matin avec 53 co-accusés devant la cour d’appel de Casablanca quand il a dit « ressentir un malaise »,  a expliqué Me Abdessadek El Bouchtaoui.

L’audience, consacrée à des questions de forme, a été interrompue à la demande du président de la cour.

Nasser Zefzafi, un chômeur de 39 ans devenu le visage de la contestation dans la région du Rif (nord), et une trentaine d’autres prévenus incarcérés à Casablanca avaient entamé mercredi dernier une grève de la faim.

Il s’agit de la première grève de la fin de M. Zefzafi depuis son incarcération fin mai.

D’autres activistes du Hirak incarcérés à Casablanca avaient cessé de s’alimenter pendant un mois avant d’arrêter leur mouvement courant octobre.

Les prévenus sont poursuivis pour différents motifs, parfois très graves comme celui « d’atteinte à la sécurité de l’Etat » qui vise les meneurs.

Le « Hirak », né en octobre 2016 dans le nord du royaume, a agité le Rif pendant plusieurs mois pour réclamer le désenclavement de cette région et davantage de développement.

Depuis mai, les autorités marocaines ont arrêté « des centaines de manifestants », dont des mineurs, pendant les manifestations et « au moins 410 sont actuellement détenus », selon Amnesty International qui demande la libération de ces « prisonniers de conscience ». 

Une autre figure du mouvement, El Mortada Iamrachen, a été condamnée la semaine dernière à cinq ans de prison ferme pour « apologie du terrorisme » pour des commentaires, selon lui humoristiques, postés sur sa page Facebook.

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