Pont Farafenni: un nouvel élan sénégambien, une aubaine pour la Casamance

      Commentaires fermés sur Pont Farafenni: un nouvel élan sénégambien, une aubaine pour la Casamance

Ce sont finalement Adama Barrow, de Gambie, et Macky Sall, du Sénégal, qui ont réalisé le rêve, âgé de 50 ans, des pères de l’indépendance des deux pays, d’ériger un pont sur le fleuve Farafenni en territoire gambien.

Lire aussi: Gambie: Yahya Jammeh "persona non grata" aux États-Unis

Le livre, qui permet de rejoindre plus rapidement les trois régions du sud du Sénégal, devra générer des revenus pour la Gambie, réduire les coûts de transport et, surtout, ouvrir les régions de la Casamance considérées comme du Sénégal. corbeille à pain naturel. Avec ses 1,8 million d'habitants, la Casamance, divisée en trois régions naturelles (Ziguinchor, Kolda et Sedhiou) isolées par l'enclave gambienne, offre les meilleures opportunités au Sénégal en termes de potentiel agricole, de pêche et de tourisme.

Le pont de Farafenni, long de 1 000 mètres et large de 12 mètres, coûte 75 millions d’euros, financé par la Banque africaine de développement (BAD). le «Pont de Sénégambie "Devrait réduire le coût de la traversée de 50% et faciliter les échanges commerciaux entre les deux pays en réduisant la distance entre Dakar et Ziguinchor, principale ville du sud du pays, de 12 heures à 8 heures par route.

Un pas vers l'ouverture de la Casamance

Considérée comme le grenier du Sénégal, la Casamance est, depuis l’indépendance du pays en 1960, scellée par un réseau routier fortement altéré et par la discontinuité du territoire national induite par le franchissement de la République de Gambie, ce qui permet régions particulièrement laborieuses du Sénégal.

Ziguinchor se distingue par son potentiel de développement de productions végétales, animales et environnementales. En termes de tourisme, cette partie du Sénégal offre des sites balnéaires uniques comme Kaffountine et Cap Skirring. Kolda, la deuxième région, est caractérisée, avec Ziguinchor, par un potentiel économique essentiellement agro-sylvo-pastoral et par des cultures irriguées. Comme Kolda, Sedhiou, la troisième région, a également une vocation agro-sylvo-pastorale, car elle possède de vastes périmètres de riz et de fruits. Un potentiel inhibé principalement par le manque d'infrastructure pour acheminer les productions. Le pont Farafenni ouvre de nouvelles perspectives pour la région.

Intégration régionale et limites

Au-delà de l’ouverture des régions méridionales du Sénégal, sous l’emprise des mouvements séparatistes, il s’agit également de créer un lien économique, essentiel au lien entre "Deux rives du fleuve Gambie, ainsi que la Gambie, le Sénégal et d'autres pays de la sous-région de l'Afrique de l'Ouest", a déclaré la présidence gambienne. Du côté sénégalais, le pont Farafenni est conçu dans le cadre d’un vaste programme d’intégration régionale, à travers un corridor reliant Dakar à Lagos, au Nigéria, via les deux guinées, conformément aux directives du NEPAD.

Lire aussi: Infrastructures: le Cameroun et la Guinée équatoriale bientôt reliés par un pont

Cependant, la structure ouverte au trafic le 22 janvier, semble dérisoire, à la fois le site pour le développement d'infrastructures intra-régionales où échapper à la Casamance de son isolement géographique et économique est vaste. Pour le développement des régions du sud du Sénégal, les spécialistes restent formels: le Sénégal a tout intérêt à définir une stratégie claire et globale dans ce domaine.

" Il s’agit de choisir entre différentes solutions: un pont via la Gambie, un contournement par le Sénégal oriental ou la mise en place de bateaux de transport de marchandises. Mor Talla Kane, PDG de la Confédération Nationale des Entreprises du Sénégal (CNES), a prévenu.

D'autres proposent de mélanger ces options pour générer un réseau de transport dense et efficace.