Réforme de l'assurance: le régulateur maintient l'ultimatum du 31 mai

      Commentaires fermés sur Réforme de l'assurance: le régulateur maintient l'ultimatum du 31 mai

La réponse est niet. L'échéance du 31 mai fixée aux assureurs Cima pour atteindre un capital minimum de 3 milliards de francs CFA (4,6 millions d'euros) ne sera pas reportée.


Très attendu par les assureurs africains présents à Tunis à la 43ème Assemblée générale du Fanaf, le panel réunissant la Conférence interafricaine des marchés de l'assurance (Cima) et le régulateur a été l'occasion d'un éclaircissement clair et précis, Issofa Nchare. Le secrétaire général de la Cima et ses collaborateurs ont non seulement rejeté l'idée d'un report du délai, mais ils ont également annoncé le lancement prochain de missions de surveillance.


>>> LIRE: Assurance: la réforme qui secoue les assureurs


"À partir de la première quinzaine de juin, des missions de surveillance sur site seront organisées pour toutes les entités", a déclaré Alphonse Ouedraogo, chef de la brigade Cima, chargé notamment de la supervision. En outre, "à la mi-juillet, une session extraordinaire de la Commission (contrôle régional des assurances) sera organisée pour identifier les entités non conformes à la réglementation et prendre les décisions qui s'imposent", a ajouté Alphonse Ouedraogo.

"Plus de 50% des entreprises sont déjà en règle"

Décidée en 2016, la réforme de la régulation du capital des assureurs de la zone Cima a porté cette dernière de 1 milliard à 3 milliards de francs CFA (en trois ans), puis à 5 milliards avant 2021. Une réforme supposée renforcer le secteur et permettre l'émergence d'acteurs plus forts, capable d’investir dans des produits, des innovations techniques et des canaux de distribution jugés nécessaires à la croissance du secteur. Le coût de cette réforme a toutefois suscité de nombreuses inquiétudes chez les acteurs locaux. Au dernier trimestre de 2018, Cima n'a répertorié que 20 des 180 assureurs disposant de fonds propres conformes aux nouveaux minimums.

Lors de l'assemblée générale tenue à Tunis, Issofa Nchare a toutefois tenté de calmer ces inquiétudes en s'assurant qu'au cours des derniers mois, plusieurs assureurs avaient envoyé la documentation indiquant qu'ils respectaient les nouveaux minima. "Plus de 50% des entreprises sont déjà en règle", a déclaré Issofa Nchare. Il a ajouté que dans les jours qui ont précédé la réunion à Tunis, "un très grand nombre de dossiers nous ont été envoyés". "C’est un appel à l’excellence, aller vers un marché où les engagements seront plus importants et où nous devrons être beaucoup plus forts. Nous ouvrons ce secteur ensemble et ensemble nous devons y aller", a déclaré le responsable camerounais.