Tchad: journée sans presse contre les « agressions » de journalistes

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L’Union des journalistes du Tchad (UJT) a décrété mercredi journée sans presse sur l’ensemble du territoire tchadien, en collaboration avec plusieurs organes de presse, pour dénoncer les « agressions que subissent les journalistes au Tchad », selon l’UJT. 

Les rues de la capitales N’Djamena sont restées sans vendeurs de journaux ce mercredi, a constaté un correspondant de l’AFP.

« Cette journée est destinée à protester contre les agressions que subissent les journalistes ainsi que contre les fermetures de plusieurs radios communautaires ces dernières semaines », avait indiqué lors d’un point presse lundi le président de l’UJT, Belngar Larme Laguerre.

Les radios privées installées dans la capitale tchadienne sont de même restées silencieuses, ainsi que les radios privées dans les régions méridionales du pays.

Seul un quotidien tchadien, « le Progrès », a continué de paraitre mercredi. « Nous avons des engagements et des annonces à faire publier nous devons respecter ces engagements en assurant notre parution », a indiqué à l’AFP un responsable du journal, sous couvert d’anonymat.

Fin janvier, un comité d’action a été créé pour la libération du blogueur Tadjeddine Mahamat Babouri détenu depuis 15 mois pour avoir critiqué le régime sur les réseaux sociaux.

Au Tchad, « les reporters sont régulièrement arrêtés après la publication de certains articles. La plupart d’entre eux sont libérés assez rapidement et comparaissent libres, mais quelques uns ont subi de mauvais traitements en prison », juge l’ONG Reporters Sans Frontières (RSF) sur son site internet.

Le Tchad était en 2017 classé 121e sur 180 dans le classement de la liberté de la presse de RSF.

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