Tropical Amissa Bongo: Thomas Voeckler, un parrain amoureux de l'Afrique

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Vendredi matin, en partant d'Oyem pour le départ de la 5ème étape de la Tropicale, toute la caravane de la course a pu dépasser un cycliste en particulier. Quittant son hôtel vers huit heures du matin, Thomas Voeckler roulait à bonne allure pour atteindre Bitam, à cent kilomètres de là. Le jeune peloton à la retraite – il a arrêté sa carrière en 2017 après 17 saisons professionnelles – est venu au Gabon avec sa moto et il tente de rouler tous les jours. À 40 ans, il a gardé la silhouette élancée. L'ancien chéri du public français, double champion de France et détenteur du maillot jaune à deux reprises sur la Grande Boucle, est cette année l'invité d'honneur de la course africaine, aux côtés de Bernard Hinault, sponsor historique.

    © G. Demouveaux
Le Français donne chaque jour le maillot du meilleur africain sur le podium.
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Une expérience enrichissante

Après avoir changé, Thomas Voeckler dirigera les invités partenaires de la Tropicale sur toute la scène et partagera avec eux une partie de sa science de la course. Après l’arrivée, il rejoint le podium officiel pour remettre le maillot du meilleur coureur africain. L'occasion pour lui d'échanger quelques mots avec l'un ou l'autre des coureurs du peloton. L'ancien professionnel est resté très accessible, malgré ses antécédents. C'est un habitué de la tropicale, à laquelle il a participé à quatre reprises, il a même remporté une étape, c'était en 2012 à Akiéni. "J'ai eu beaucoup de plaisir à courir ici en tant que coureur. J'ai trouvé plus enrichissant de participer à une course en Afrique sous le soleil en janvier, plutôt que de faire un stage en Espagne pour préparer la saison", explique la personne concernée. Et un séjour au Gabon, il met toujours les pieds sur terre si nécessaire. Tous les échanges que je peux avoir avec les coureurs africains ou les enfants avec les départs ou les arrivées me donnent l'impression de servir un petit quelque chose. "

Un amoureux de l'Afrique

Thomas Voeckler n'est pas venu les mains vides. Il a apporté du matériel et des produits diététiques à certaines délégations nationales africaines qui n’ont pas nécessairement les moyens d’équiper au mieux leurs athlètes. Il n'hésite pas à donner des conseils ou un coup de main, comme après l'arrivée de la 4ème étape à Oyem, où nous l'avons vu jouer les mécaniciens sur un vélo de l'équipe ivoirienne. L'ancien coureur a soif de transmettre son expérience et a un attachement particulier au continent africain. S'il est né à Strasbourg, Voeckler a grandi en Martinique, où il a commencé le cyclisme et baigné dans la culture afro-caribéenne. L’homme surnommé "Ti-Blanc" avait également pour mentor Jean-René Bernaudeau, son manager depuis toujours, à qui il a été fidèle tout au long de sa carrière. Le patron de l'équipe Direct Energie – qui fuit la course avec son sprinteur italien Niccolò Bonifazio, maillot jaune depuis lundi, et qui a encore gagné hier à Mongomo en Guinée équatoriale – est l'un des premiers dans le monde professionnel à croire en l'Afrique cyclisme. Son équipe participe pour la douzième fois consécutive à la tropicale. Il a pu transmettre à son poulain cet amour du continent africain et son attachement au Tour du Gabon.

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Thomas Voeckler en pleine discussion avec André Greipel, l'une des stars du peloton tropical.
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Après la Tropicale, Thomas Voeckler reprendra ses activités en France, où il restera attaché au monde du cyclisme. Pendant deux ans, il est devenu consultant pour France Télévisions et a commenté les plus grandes courses du calendrier international. Il remplace également Bernard Hinault en tant que VRP chez ASO, l'organisateur du Tour de France.