Voici “La Nouvelle Charte du Panafricanisme” prônée par Afrique Media TV.

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La nouvelle charte du nouveau panafricanisme, prônée sur la grande chaine panafricaine Afrique Media, est tout simplement introuvable. Ce fait n´est pas fortuit car les ténors de ce nouveau panafricanisme, loin de dévoiler leur mission inavouable, préparent l´Afrique à une nouvelle ère d´obscurantisme ou la colonisation et l´esclavage seront institutionnalisés sous la bienveillance des dictateurs panafricains.

Il faut commencer par dire qu´il n´y a pas que la charte de ce nouveau panafricanisme qui reste un mystère car même les ténors qui soutiennent cette nouvelle dynamique présentent des profils et des approches parfois aux antipodes de l´essence même du panafricanisme. D´une manière générale, ces ténors évoluent en mode camouflage, se constituant en Panafricains par usurpation ou par insouciance, pour prendre certaines positions, et se dévoilant au détour d´une contradiction face aux vraies valeurs du Panafricanisme. Ces ténors sont symbolisés par Luc Michel qui aime bien dire, et je le cite : « On m´accuse d´être l´ami des dictateurs Africains, ce n´est pas vrai, la preuve, je suis contre Paul Kagame » Fin de citation.

Préambule.

La charte ci-dessous n´est donc qu´une image fictive d´un document secret que nous espérons un jour recevoir de ces nouveaux panafricanistes. Bien que fictive, cette charte, dérivée de l’observation de ces ténors, dans leurs actions, déclarations et prises de position, résume très bien la nouvelle philosophie que ces nouveaux casques noirs veulent imposer aux Africains par tous les moyens, faute de pouvoir convaincre. L’essentiel de cette charte est : Il est interdit aux Africains de se battre à mort pour tous leurs droits mais ils sont invités à mourir pour servir l’Occident et pourquoi pas le monde entier.

1-    DEFINITION
Article 1 : Le mot panafricanisme est désormais une sorte de cache-sexe, un prête-nom, que n’importe quel inculte peut prononcer, comme un mot magique, pour vous expliquer les nuances de la couleur blanche d’un buffle majestueux Africain qui se tient devant vous dans sa fourrure fournie absolument noire.
Article 2 : La mention du nom d’un Panafricaniste ou des déclarations d’un Panafricain est un passe-droit suffisant pour insulter, humilier et même tuer l’Afrique et les Africains.
Article 3 : Le nouveau panafricanisme n’a pas d’entité officielle qui représente l’organisation avec cette philosophie. Il n’opère donc que par usurpation ou «  au nom de ». Il n’y a donc pas de siège, d’emblème de devise, d’hymne du mouvement ou de drapeau ou encore moins, et nous en parlons, d’une charte.

2-    MEMBRES
Est membre de la nébuleuse nouveau panafricanisme :
Article 4 : Tout individu, véritable louveteau aux dents longues, capable de se vêtir de la peau d’un agneau, le temps d’un débat, d’une démonstration pour promouvoir et valider le statut d’esclave de l’Afrique et de l’Africain.
Article 5 : tout Etat Africain ou chef d’Etat Africain (automatiquement) qui :
–    Héberge une base militaire étrangère
–    Utilise une monnaie étrangère
–    Met son peuple à la disposition des étrangers
–    Erige la dictature comme mode de gouvernance
–    Adopte la mendicité comme modèle de développement
–    Signe les APE
–    A fait plus de deux mandats au pouvoir, et c’est même apprécié si cela se fait en toute violation ou modification de la constitution.

3-    LA MISSION
La mission de cette nébuleuse, bien que noyée dans des contradictions, des mensonges et des camouflages, apparait de plus en plus clairement aux yeux de certains incrédules. Elle consiste à :
Article 6 : Masquer, par des démonstrations alambiquées pour défendre l’indéfendable, la forfaiture des chefs d’Etats qui ont mis en coupe leur pays.
Article 7 : Diaboliser l’opposition en Afrique en lui attribuant tous les échecs criants qui tapissent le continent. Bien que compradore, et soutenant les dirigeants compradores, le nouveau panafricanisme taxe toute l’opposition en Afrique de compradore.
Article 8 : Soutenir, de manière indéfectible, les dictateurs Africains, obligatoirement qualifiés de panafricains, en servant d’interlocuteur auprès des instances régionales et internationales pour masquer les réalités.
Article 9 : Promouvoir la transition de la monarchie coloniale à une monarchie républicaine, en expliquant le bien fondé des nominations aux hauts postes de responsabilité des frères, sœurs, épouses, amies et veuves de…  La finalité étant de consolider le pouvoir des pays aux mains de quelques familles, fidèles servantes de l’occident. Les modèles du Gabon, du Togo, du Congo Kinshasa et de la Guinée Equatoriale doivent être étendus au Cameroun, l’autre Congo, au Tchad, etc….
Article 10 : Promouvoir, conférer et choyer le droit de tuer les peuples d’Afrique à la moindre revendication. Il est désormais interdit  à tout Africain, tout parti  politique, toute organisation non gouvernementale d’imaginer la moindre manifestation, publique ou privée, sans avoir au préalable planifié des enterrements.
Article 11 : Démobiliser ou discréditer tous Les religieux qui s’intéressent de près ou de loin au bien-être des Africains. Ainsi, cela semble ridicule mais, toutes les organisations de l’église et des mosquées sont considérées comme des agents du peuple et doivent être combattus au même titre que les opposants à la prédation.
Article 12 : Distraire les Africains pendant qu’ils sont saignés à blanc, en noyant les vrais enjeux de notre planète dans des opérations dignes de grands amusements publics.
Article 13 : Désensibiliser, désinformer et démobiliser les Africains et les vraies panafricanistes dans la lutte pour le bien-être des Africains. Il s’agit d’organiser un désordre contrôlé ou les activités des vrais panafricains seront systématiquement noyées dans une confusion qui fait perdre son latin à plus d’un Africain. Par exemple, pour le nouveau panafricanisme, ceux qui ont tué Lumumba, Um Nyobe, Kwame Nkrumah et Sankara, sont cités comme de vrais panafricains.
Article 14 : Assurer la propagande, non pas des vrais panafricains, mais plutôt de ces dictateurs qui auront coulé l’Afrique dans des blocs de bétons et qui seront érigés en nouveaux panafricanistes. Bongo, Biya, Sassou, Eyadema, Deby, etc… sont dorénavant les champions toutes catégories du panafricanisme, avec trophée à l’appui (une véritable prime à la prévarication de l’Afrique). Et pour remuer Sankara, Um, Lumumba de leur tombe, les épouses des dictateurs panafricains sont également érigées en grandes championnes dans une discipline qu’elles ne connaissent pas.

En conclusion, cette charte, a pour objectifs d’arrêter tous les combats menés sur le continent, à la recherche de la liberté et d’un lendemain meilleur des Africains. Elle propose aux Africains d’accepter leur sort d’esclaves tel  que défini  par l’Occident qui se résume comme suit : Vous Africains, vous pouvez, et c’est votre droit et devoir, mourir de travail forcé, de maladie, dans votre maison mal construite, pour manque d’électricité, manque de soins, dans une inondation, de choléra, d’accident sur les mauvaises routes, par agression des oisifs de la société, par famine, par épuisement au travail dans les ports, les plantations et les mines. Mais, mais et mais, vous ne pouvez pas vous battre jusqu’à la mort pour vos droits. Vous n’avez pas le droit de vous battre pour vos droits.

Il est facile de comprendre que si les ténors de cette pensée, prolifèrent, notamment avec l’aide de Afrique media dont on ignore encore les sources officielles de financement, alors, nous aboutirons à des transformations profondes qui vont institutionnaliser l’esclavage en terre Africaine : Un bon noir sera un noir esclave. L’incrustation de cette nébuleuse, à tous les niveaux des organisations Africaines et dans toutes les activités importantes sur le continent, suscite une méfiance à tous les égards et nécessite une contre-offensive des vraies panafricains.

Il est évident que nous attendons avec impatience tous les chapitres de cette charte. A moins que ce néo-panafricanisme ne soit une chimère. Ça, le temps nous le dira (« Time will tell », disait Bob Marley).

Douala Ngando

Par Douala Ngando